Recyclage trie compostage

Depuis quelques années nous remarquons, que la qualité de l’air et de la terre se détériore en raison de certains paramètres, dont notamment la pollution et l’accroissement du nombre de déchets. C’est pour cela qu’actuellement, de nombreux pays cherchent des alternatives pour pallier à ce problème. C’est ainsi, qu’apparaît la notion de développement durable, avec par exemple sur le plan énergétique, l’apparition des éoliennes ou de la géothermie. Cependant l’aspect du développement durable que nous avons choisi de  Murir  avec l’accompagnement des Volontaires  Sociaux de DYVOSO-AFRIK  est le recyclage, la valorisation des déchets et leur réutilisation.

II. Notions générales

Le « recyclage » est la création de nouvelles matières, ou le renouvellement des matières initiales, par le biais du traitement des déchets, (cela comprend le recyclage organique mais pas le recyclage énergétique) Le recyclage des produits en fin de vie passe par l’organisation de filières spécialisées permettant à toutes les entreprises et/ou tous les particuliers de permettre la récupération des déchets. Ci-dessous est représenté un schéma simplifié du processus de recyclage, qui va de la collecte à la fabrication d’un nouveau produit issu des déchets. Cependant, pour éviter des problèmes de pollution, le processus de recyclage est soumis à des règles très précises. Ainsi des normes ISO ont été mises en place pour se conformer aux directives européennes qui souhaitent la diminution des déchets ainsi que leur revalorisation. C’est ainsi que des normes, telles que celles de la famille ISO 14000, concernant la gestion de l'environnement, sont mises en place pour réduire les effets dommageables de l’activité des entreprises sur l’environnement. Toutes ces normes dont la liste est très fournie, peuvent s’appliquer à tout type d’entreprises, tout secteur d'activité, ou tout organisme quel que soit le produit ou le service réalisé. En France, il existe un organisme qui agit pour le respect de l’environnement : il s’agit de l’ ADEME ( Agence De l’ Environnement et de la Maîtrise de l’Energie ). Il tente, par le biais de la réduction des déchets, du recyclage, du développement des énergies  renouvelables et de la réhabilitation des sites pollués, de protéger l’environnement.

III. Les marchés établis et les procédés de recyclage maîtrisés

A.LE VERRE

Le verre, à l'exception du verre au plomb, n'est pas un polluant et pourrait même être classé dans les matériaux « inertes » puisqu'il existe à l'état naturel depuis des millions d'années, sous forme d'une pierre volcanique appelée obsidienne. Parfaitement étanche, dur, résistant à la plupart des agents chimiques, isolant, malléable à l'infini à l'état liquide, le verre est un matériau qui résiste aux très basses comme aux plus hautes températures.

i. Traitement, recyclage

Le verre peut être produit presque indifféremment à partir de matière minérale vierge (silice), ou de calcin (verre broyé) de récupération. C'est lors du choc pétrolier de 1974, qu'il a été découvert que la fonte du calcin revenait moins cher que la récupération des matières premières traditionnelles. Ce procédé de récupération était déjà utilisé par les verriers, mais personne n'avait envisagé de l'appliquer aux déchets. Le verre usagé peut être recyclé par réemploi direct (consigne comme dans le système allemand), ou en refabriquant de la matière première (système français).Le verre récupéré, exempt de polluants, se recycle indéfiniment sans perdre ses qualités d'origines. Il doit cependant être traité avant réutilisation, avec les procédés suivants :

-Broyage

-Lavage, élimination des colles, étiquettes et capsules.

-Séparation du verre des métaux ferreux par tri magnétique et des non ferreux par courant de Foucault.

-Élimination des infusibles (porcelaines, cailloux) par tri optique électronique et électrovanne.

8ii. Avantages du recyclage

• Le coup de production est moindre pour plusieurs raisons :

• Il est générateur d'emploi puisque l'on estime à 10 000 son nombre d'emplois dans la filière.

• La collecte séparative du verre permet aux collectivités locales de réaliser des économies sur le coût de traitement, celui-ci étant partagé avec l'industrie. Ce coût est divisé par cinq par rapport à celui de l'incinération.

• Et surtout l'aspect environnemental : les besoins énergétiques requis pour la fusion étant inférieurs, on estime à 200kg par tonne recyclée la réduction des émissions de C02 dans l'atmosphère.

III. Inconvénients du recyclage

• La concentration en plomb dans les emballages en verre a tendance à augmenter au cours des traitements successifs. Cette propriété à concentrer les métaux lourds est intéressante pour la vitrification des déchets ultimes, mais moins pour les emballages ménagers.

• La collecte du verre fonctionne si bien qu'il ne s'en trouve presque plus dans les déchets destinés à l'incinération. Or la présence de verre dans les mâchefers conférait à ces derniers des propriétés physiques intéressantes.

• Le recyclage du verre demande, de la part du public producteur, un soin particulier lors du dépôt : en effet, la présence d'impuretés comme les bouchons, débris d'autre nature, mais assimilés à du verre (céramique, porcelaine) compromettent la bonne marche de la chaîne de production. Il y a des donc des tris automatiques pour séparer les indésirables, mais cela occasionne un surcoût supplémentaire.