Volet éconnomique

Economie

Le volet économique prend en compte la production des biens et des services, les activités de communication et de distribution de même que les marchés de consommation. Il se mesure souvent en terme de croissance et de performance.

On peut dire que ce volet vise des objectifs de croissance et d'efficacité économique.

Application du commerce éthique 

Le commerce éthique vise à apporter des améliorations sociales et environnementales dans le commerce international existant (à la différence du commerce équitable qui lui est un commerce parallèle), en faisant appliquer par exemple un code de conduite aux entreprises. Le "commerce éthique", concerne principalement des modes opératoires des entreprises présents dans le pays (codes de conduite, par exemple). Il vise à favoriser et à développer de bonnes conditions de travail chez les producteurs. Le commerce éthique met l’accent sur la responsabilité sociale des entreprises, notamment des entreprises du Nord qui ont des relations commerciales importantes avec le Sud (fournisseurs, sous-traitants ou matières premières venant de ces pays). Par leur puissance économique, les grandes entreprises et les grands distributeurs ont le pouvoir d’influer sur les conditions sociales et environnementales dans les pays du Sud où ils opèrent. Il est généralement reconnu que le pouvoir de certaines entreprises multinationales dépasse celui de nombreux pays. Le commerce éthique vises à faire respecter des conditions sociales et environnementales minimales, basées sur les normes internationales reconnues, comme celles de l’Organisation Internationale du Travail pour ce qui est des droits des salariés (salaires minimaux, droits d’association, etc.), et à encourager le progrès social pour les travailleurs de ces entreprise.

Application du commerce équitable 

Le commerce équitable est un mouvement créé depuis le début des années 1960. Il connaît actuellement une accélération de ses ventes sur l’ensemble du marché Européen et Nord-Américain. Le commerce équitable est un commerce social qui vise à établir un rapport d'échanges satisfaisants pour tous et qui a pour principe d'aider des coopératives d'artisans dans les pays en développement à se développer de manière durable. Le commerce équitable se doit de respecter un certain nombre de règles (voir article connexe Commerce équitable) comme d'assurer une juste rémunération aux travailleurs, interdire le travail des enfants, garantir des conditions de travail et de vie saines et conformes aux valeurs plébiscitées par la déclaration des droits de l'homme, parmi lesquels :

·         interdiction du travail des enfants,

·         santé et sécurité au travail,

·         interdiction du travail forcé (esclavage),

·         non-discrimination entre hommes et femmes, entre personnes de races, de religions différentes,

·         contrôle des heures de travail,

·         liberté syndicale,

·         etc..


L'économie verte

 est l'ensemble de l'activité économique générée « par toutes les entreprises qui produisent des biens et services contribuant à éviter, réduire ou supprimer des nuisances pour l'environnement »1. En France, on parle aussi d'éco-activités(« activités produisant des biens et services ayant pour finalité la protection de l’environnement ou la gestion des ressources naturelles) auquel sont ajoutées les activités produisant des biens et services qui sont favorables à la protection environnementale »)2. L'écotourisme est l'un des secteurs qui connaît le plus fort taux de développement dans le monde, à l'inverse du tourisme de massequi dégrade les milieux naturels, en intégrant une dimension éthique et écocitoyenne. Des guides de bonnes pratiques apparaissent, dont pour la prise en compte de la biodiversité dans les hôtels1.

Principes et critères

L'association des principes de l'écotourisme avec ceux du développement durable (et donc de la conservation de la nature) rencontre les faveurs de nombreux organismes internationaux (ONU, ONG, Gouvernements et leurs agences..). Il doit pour ces derniers satisfaire à plusieurs critères, tels que2,3 :

·         La « conservation », nécessaire à la préservation de la biodiversité et de ses fonctions... à travers la protection, voire la restauration des écosystèmes. L'opérateur touristique devrait justifier de l'absence d'efforts de conservation quand de tels efforts n'existent pas ;

·         Éduquer des voyageurs sur l'importance de la conservation ;

·         Respect de la diversité culturelle et ses liens à l'environnement ;

·         Minimiser les impacts négatifs sur la nature et la culture que pourrait endommager une activité touristique (incluant le voyage pour l'accès à la destination) ;

·         L'écoresponsabilité du voyagiste doit être mise en avant par des évaluations fondées sur des preuves, principes et critères clairs et transparents. Ce dernier doit travailler en coopération avec les autorités et populations locales pour que l'activité écotouristique apporte un double bénéfice, une réponse aux besoins locaux de développement et aux besoins de conservation de la nature.

·         Les revenus et autres bénéfices tirés de l'écotourisme doivent directement bénéficier aux populations de l'aire concernée et à celles qui en sont riveraines, et être utilisés pour la protection, gestion, restauration, conservation et surveillance de la nature (incluant

·         l'encouragement du développement durable, en fournissant des emplois aux populations locales et autochtones.

·         le partage des bénéfices socio-économiques et socio-culturels avec les communautés locales, en obtenant leur plein accord et accord éclairé, pour une participation à l'activité écotouristique et à la gestion de ses impacts.

Pour de nombreux pays, l'écotourisme n'est plus préconisé comme une activité marginale destinée à financer la protection de l'environnement mais parce qu'il y est devenu un secteur moteur d'une économie nationale, et un moyen de générer des revenus.